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Depuis mai 2021, la vidéo-verbalisation à Colmar repère les infractions sans arrêter les conducteurs sur place. Un agent vérifie les images, valide le constat et, parfois, l’amende arrive sans même avoir croisé un uniforme. Sens interdits, voies réservées, conduite dangereuse ou dépôts sauvages sont particulièrement surveillés.

Quels sont les horaires de la vidéo-verbalisation à Colmar ?
La Ville de Colmar ne publie actuellement aucune plage horaire fixe durant laquelle la vidéo-verbalisation serait activée ou suspendue. Il serait donc trompeur d’annoncer un fonctionnement limité aux horaires de bureau, aux jours ouvrés ou à certaines heures de la soirée. Les caméras de vidéoprotection enregistrent les secteurs autorisés, tandis que les agents habilités utilisent les images disponibles pour constater les infractions entrant dans le cadre légal.
Les horaires du stationnement payant ne définissent pas ceux des caméras
Une confusion revient fréquemment entre les horaires du stationnement payant et ceux de la vidéo-verbalisation. À Colmar, le paiement sur voirie s’applique de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h, du lundi au samedi, selon les informations municipales disponibles. Ces plages concernent les horodateurs et les emplacements payants, pas le fonctionnement général des caméras ni le relevé d’autres infractions routières.
Les modalités varient d’ailleurs selon les communes, comme le montrent les horaires de la vidéoverbalisation à Strasbourg, où le contrôle dépend principalement de la présence des agents habilités.
Où se trouvent les zones de vidéo-verbalisation à Colmar ?
La municipalité ne diffuse pas de carte publique recensant l’emplacement précis de toutes les caméras employées pour verbaliser. Les équipements appartiennent au réseau de vidéoprotection installé sur la voie publique et dans certains espaces ouverts au public. Des panneaux d’information signalent les secteurs placés sous surveillance, notamment aux entrées des zones concernées. Le développement des villes connectées soulève toutefois des questions sur l’usage des images et le respect de la vie privée.
L’absence de liste détaillée évite aussi de réduire la prudence à quelques carrefours connus. La vidéo-verbalisation n’a pas vocation à créer un parcours où l’on respecterait les règles devant les objectifs avant de reprendre de mauvaises habitudes deux rues plus loin. En conduisant, le meilleur détecteur reste encore une attention correcte portée aux panneaux, aux cyclistes et aux piétons.
Le centre-ville et les espaces à circulation réglementée
Le centre-ville de Colmar concentre plusieurs rues piétonnes, voies réservées, zones de rencontre et secteurs où la circulation automobile reste encadrée. La Grand’Rue, certaines rues commerçantes, les abords des places centrales ainsi que les accès aux aires piétonnes réclament une vigilance particulière. Dans certains secteurs sensibles, une borne escamotable peut également contrôler physiquement l’accès des véhicules et compléter la signalisation.
La Ville indique que de nombreuses zones du centre sont concernées par la piétonnisation, avec des règles d’accès variables selon la desserte, les riverains ou les horaires autorisés.
Les couloirs de bus, les pistes cyclables, les voies vertes et les carrefours équipés de caméras font également partie des endroits où une infraction risque d’être observée. Il ne faut toutefois pas déduire qu’une rue sans panneau de vidéoprotection autorise une manœuvre interdite. Un contrôle sur place, une patrouille ou un autre moyen de constatation reste toujours possible.
Quelles infractions sont relevées par les caméras ?
Le Code de la route autorise la constatation à distance de plusieurs dizaines d’infractions. Colmar concentre son action sur des comportements considérés comme particulièrement gênants ou dangereux pour les usagers. La Ville met notamment l’accent sur les catégories suivantes :
- les excès de vitesse, selon les circonstances ;
- la circulation dans les couloirs de bus ou sur les pistes cyclables ;
- le non-respect des sens interdits ;
- le refus de priorité accordée aux piétons ;
- la circulation sur les voies vertes et les aires piétonnes ;
- les dépôts sauvages et abandons de déchets ;
- le franchissement des feux rouges ou orange.
D’autres faits peuvent entrer dans le champ légal de la verbalisation à distance, tels que l’usage du téléphone tenu en main, le défaut de casque sur un deux-roues, certaines infractions au stationnement ou le non-respect de règles de sécurité. La présence d’une caméra ne déclenche toutefois pas automatiquement une contravention. Un agent assermenté doit observer les images, identifier l’infraction et vérifier les éléments nécessaires avant toute validation.
Comment fonctionne une verbalisation à distance ?
Les images sont visionnées depuis le Centre de supervision urbain par des agents habilités de la police municipale ou des agents compétents. Lorsqu’un comportement interdit apparaît clairement, l’agent relève notamment l’immatriculation, le lieu, la date, l’heure et la nature des faits. Le dossier suit ensuite le circuit habituel de traitement des contraventions.
Le conducteur n’est donc pas interpellé sur place. Cette particularité explique l’effet de surprise lors de la réception de l’avis. Une personne persuadée d’avoir échappé au contrôle après avoir emprunté une voie réservée pourrait découvrir plus tard que la scène avait été enregistrée. Le délai de réception varie selon le traitement administratif et ne constitue pas, à lui seul, un indice sur la validité du procès-verbal.
Caméra-piéton et vidéo-verbalisation : quelle différence ?
Les caméras-piétons portées par les policiers municipaux ne correspondent pas au réseau fixe servant à surveiller la voie publique. Colmar dispose de dix appareils individuels autorisés par la préfecture. Leur activation intervient lors d’une intervention susceptible de provoquer un incident, afin de prévenir les tensions, documenter les faits ou recueillir des preuves. Un voyant rouge fixe et un signal sonore informent les personnes lorsqu’un enregistrement est en cours.
Les données issues de ces appareils comprennent les images, les sons, la date, la plage horaire et le lieu de captation. Elles sont conservées pendant un mois, sauf utilisation dans une procédure judiciaire ou administrative. Un habitant souhaitant exercer ses droits peut contacter la mairie de Colmar, située 1 place de la Mairie, ou écrire au service de police municipale.
Comment contester une amende issue de la vidéo-verbalisation ?
L’avis de contravention précise la démarche, l’adresse du service compétent et le délai accordé pour déposer une contestation. La demande doit reposer sur des éléments concrets : véhicule vendu avant les faits, plaque usurpée, erreur d’identification, signalisation absente ou situation autorisée par un justificatif.
Une simple affirmation selon laquelle aucune patrouille n’était visible ne suffit pas. Le principe même de la verbalisation par caméra repose sur un constat réalisé sans interception immédiate. Il reste conseillé de conserver les photographies, autorisations, certificats de cession ou documents utiles, puis de respecter la procédure inscrite sur l’avis reçu. Le paiement vaut généralement reconnaissance de l’infraction et ferme la voie à une contestation ordinaire.
Conduire à Colmar sans mauvaise surprise
Aucun horaire officiel ne confirme l’arrêt de la vidéo-verbalisation à Colmar le soir, le dimanche ou les jours fériés, et les emplacements précis des caméras ne sont pas publiés. Mieux vaut donc respecter la signalisation partout, surtout dans le centre, les rues piétonnes et les voies réservées : la caméra n’ajoute aucune règle, elle repère simplement les infractions plus facilement.
